SENSIBILISER LE PUBLIC AUX BÉNÉFICES DE L’ASSAINISSEMENT LORS DE LA JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

Depuis 2013, les Nations Unies ont décrété que le 19 novembre deviendrait la Journée Mondiale des Toilettes. En effet, malgré des preuves convaincantes démontrant les avantages et le rendement financier concernant les investissements dans l’assainissement, ce sujet suscite peu d’intérêt chez les responsables politiques du fait de son côté « anti-glamour ».

 

Lentement, cette mentalité change. En 2015, les Nations Unies ont publié leur nouveau calendrier mondial et leurs 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030. Leur sixième objectif a pour but de mettre fin à la défécation en plein air et de rendre l’assainissement et l’hygiène adéquats et équitables pour tous. C’est un objectif ambitieux, mais il fait partie de ceux que l’ONU souhaite le plus atteindre compte tenu des conséquences néfastes qui découlent d’un assainissement inadéquat.

« L’un des Objectifs du Millénaire pour le développement qui a connu le moins d’avancement jusqu’en 2015 était celui de l’assainissement », a déclaré Marie-Laure Vercambre, directrice du programme Water for Life and Peace (De l’Eau pour la Vie et la Paix, en français) de Green Cross International. « La communauté internationale est de nouveau déterminée à atteindre l’objectif de l’accès universel à l’assainissement, d’ici 2030 cette fois. GCI y apporte sa contribution à travers ses projets Smart Water for Green Schools (De l’eau intelligente pour des écoles vertes, en français), en sensibilisant et en fournissant les écoles de toilettes séparées pour les filles et les garçons. Green Cross a lancé des projets Smart Water for Green Schools au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Sénégal, en Argentine, en Bolivie, au Mexique, au Sri Lanka, en Chine et en Ukraine ».

L’Organisation mondiale des toilettes (World Toilet Organization – WTO) a été créée pour faire face à la crise de l’assainissement et briser les tabous autour des toilettes. Depuis 2001, elle a encouragé les gouvernements, les acteurs du secteur public et privé et la communauté internationale à accorder la priorité à l’assainissement dans leurs programmes de développement.

JEAN-MICHEL COUSTEAU LANCE UN APPEL À L’ACTION SUITE À LA COP22

Jean-Michel Cousteau, président de Green Cross International, a lancé un appel au monde entier pour qu’il progresse plus rapidement en matière de réduction des émissions de carbone, en soutenant l’adaptation et l’atténuation, tandis que les négociations de la COP22 touchent à leur fin.

« En assurant une transition vers des économies plus écologiques, nous avons la possibilité de créer des millions d’emplois – des emplois qui ne peuvent pas être « délocalisés », a déclaré M. Cousteau. « Et de cette façon, l’être humain peut se prouver à lui-même qu’il est capable de mettre en place les mesures nécessaires à la survie de son espèce. Agissez maintenant, faites-en plus et plus rapidement. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

Green Cross International a organisé deux conférences au cours des deux semaines de la COP22 : une discussion de groupe sur le thème des économies vertes pour des communautés durables, résistantes et prospères ainsi que la projection du film de Luc Hardy « The Pursuit of Endurance ».

Au cours de la discussion de groupe, le directeur de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, a été rejoint par Sarah Dobson de Earth Charter International, Maina Sage, députée de la Polynésie française, et Dina Ionesco de l’Organisation internationale pour les migrations.

Suite à la projection du film de Luc Hardy, une discussion a été lancée pour sensibiliser les gens aux problèmes touchant les zones polaires, avec Jessica Hung-Ju Chiu du Bureau d’information de Green Cross à Taipei (Environmental Quality Protection Foundation) et Sarah Dobson.

« Les environnements polaires sont les premiers à souffrir du changement climatique, ils sont affectés plus rapidement que d’autres régions », a déclaré Hardy. « Ils sont capitaux pour comprendre les phénomènes qui se produisent dans d’autres zones de la planète ».

Plusieurs partenaires de GCI, tels que ceux qui ont contribué à l’exposition photographique de Green Cross « The Future We Want », qui ont participé à la COP, étaient également présents, comme par exemple l’association ICLEI, Local Governments for Sustainability (Conseil international pour les initiatives écologiques locales, en français). Leur secrétaire général, Gino van Begin, a discuté avec Green Cross des priorités de son organisation.

« J’espère que lorsque les pays discuteront des moyens de mettre en œuvre leurs contributions nationales, ils incluront les gouvernements locaux et les villes de leurs pays dans leurs projets », a déclaré Van Begin. « Nous devons faire des plans d’adaptation, des plans de résistance, en particulier au niveau local et urbain, car c’est là que se trouvent les centres de population »

LE PRÉSIDENT DE GCI ALEXANDER LIKHOTAL ANNONCE QU’IL PREND SA RETRAITE

Après 20 années de bons et loyaux services envers Green Cross International, dont 15 où il était président, Alexander Likhotal quitte son poste de président de l’organisation.

Alexander Likhotal a officiellement annoncé qu’il prenait sa retraite lors de la réunion du Conseil d’Administration de GCI à Moscou le 21 octobre. Sa démission a été acceptée par le Conseil d’Administration et signée par le président du Conseil de GCI, Mikhail Gorbatchev.

La famille Green Cross souhaite remercier Alexander Likhotal pour ses conseils avisés, ses compétences en tant que leader et son dévouement au cours de ses nombreuses années de service, pendant lesquelles le réseau des bureaux de Green Cross est passé d’une douzaine de pays à plus de 30. Après avoir quitté son poste de président il continuera à contribuer au soutien de Green Cross en tant que membre élu du Conseil d’Administration de GCI.

Les élections pour le prochain Président débuteront le 15 juin 2017.

DES ÉTUDIANTS PARTICIPANT AU CONCOURS ORGANISÉ PAR GREEN CROSS ITALIE REÇOIVENT UN PRIX AU PALAIS DU QUIRINAL

Accompagnés de leurs professeurs, des étudiants de huit écoles différentes ont été reçus au Palais du Quirinal par le président italien Sergio Mattarella le 17 octobre. Ces étudiants sont les gagnants du concours « Earth Charter Italian Youth Contest » (« Immagini per la Terra »), organisé par Green Cross Italie en collaboration avec le Ministère de l’éducation. Le Président Mattarella a exprimé sa satisfaction envers la branche italienne de Green Cross pour son initiative et à son engagement perpétuel à élargir et à renforcer la conscience écologique des élèves.

Elio Pacilio, président de Green Cross Italie, a remis les prix lors de la cérémonie du concours national « Earth Charter Youth Contest ». Les étudiants ont également rencontré le président fondateur de Green Cross Italie Guido Pollice, la vice-présidente Maria Pia Garavaglia, le physicien membre du Conseil National de la Recherche italien (CNR) Valerio Rossi Albertini et le représentant du ministère de l’Education Paolo Sciascia.

Les présentations portaient sur les défis du changement climatique – « Tutti Pazzi per il clima (Nous sommes tous fous du climat) » – en regardant la Terre du point de vue des enfants, dans toute sa complexité, avec ses problèmes et ses énergies.

Le chef de l’État a également discuté avec M. Pacilio des problèmes auxquels Green Cross assiste au quotidien, tels que l’exploitation des terres, la migration causée par le changement climatique et le besoin d’enseigner des valeurs écologiques aux générations futures. Elio Pacilio a mis l’accent sur la nécessité, reconnue par le GIEC, de respecter le seuil de 450 parties par million (ppm) de dioxyde de carbone. Dépasser ce niveau créerait des conséquences climatiques dévastatrices pour l’environnement. Les niveaux de CO2 dans l’atmosphère ont déjà dépassé la barre des 400 ppm en 2015 et continuent de croître.

« Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une coïncidence si les températures des 15 dernières années battent des records de chaleur sans précédent, puisque les enquêtes scientifiques sur les températures du globe n’ont commencé qu’en 1880 », a déclaré Elio Pacilio. « Ce n’est pas non plus un hasard si la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes, tels que les sécheresses et les ouragans, ont augmenté. Aujourd’hui, le sol est contaminé, exploité, empoisonné, maltraité et consommé. Chaque polluant environnemental a un impact sur l’atmosphère, l’effet de serre et accélère le changement climatique. Toutes les institutions scientifiques conviennent que cela devrait nous conduire encore plus résolument à des changements rapides et draconiens de nos modes de vie et de consommation, résumés en deux mots : adaptation et atténuation. En collaboration avec les milliers d’étudiants qui nous ont rejoints au fil des années, nous continuerons à exiger des gouvernements qu’ils entreprennent une action définitive pour prendre soin de notre foyer commun, la Terre ».

Depuis le lancement de la première édition du concours en 1992, Green Cross Italie a permis de mettre en œuvre quelques 360 projets environnementaux. Les écoles gagnantes reçoivent un prix de 1 000 € pour soutenir les initiatives environnementales dans leur école ou leur ville.

Au cours de la cérémonie, Elio Pacilio a également fait mention de la lauréate du Prix Nobel Rita Levi-Montalcini, qui a dirigé l’association pendant plusieurs années. Elle a été une grande source d’inspiration concernant les initiatives ciblant les jeunes.

Le texte original, en italien, se trouve ici.

 

Winners of the 2016 Imagini per la terra competition at the Quirinale Palace in Rome

Lauréats du concours « Imagini per la terra » de 2016 au Palais de Quirinal, à Rome

LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT MAROCAIN AFFIRME QUE L’EAU EST AU CŒUR DES DÉBATS SUR LE CLIMAT

Hakima El Haite, ministre marocaine de l’environnement et nommée championne du climat pour le Maroc, a inauguré la Journée de l’eau à la COP22, affirmant que l’eau est au cœur des discussions sur le changement climatique.

« Si vous n’avez pas accès à l’eau, vous n’avez pas accès à la sécurité alimentaire », a déclaré Hakima El Haite. « Vous n’avez pas accès à la santé, à cause des maladies associées à l’eau insalubre ; vous n’avez pas accès à la stabilité, en raison des conflits et de la migration liés à l’eau ; vous n’avez pas accès à la dignité. »

Pendant des années, Green Cross International s’est battu pour que le problème de l’eau soit inclus dans les discussions sur le climat.

« C’est une première et une victoire pour les fervents défenseurs de l’eau », a déclaré Marie-Laure Vercambre, directrice du programme Water for Life and Peace (De l’Eau pour la Vie et la Paix, en français) de Green Cross International, qui était présente. « Cela ouvre la voie à une meilleure intégration du problème de l’eau dans les discussions climatiques et les finances ».

Le ministre de l’eau Charafat Afilal a ensuite transmis le message de la campagne #ClimateIsWater (que Green Cross et ses partenaires ont largement diffusé) aux personnes qui remplissaient la salle, dans la matinée du 9 novembre. Pour plus d’informations sur la campagne, rendez vous sur www.climateiswater.org.

Charafat Afailal, Ministre de l’eau, Maroc

LE DIRECTEUR DU PROGRAMME ESS DE GCI DR. PAUL WALKER À LA CONFÉRENCE DE RÉVISION DE LA BWC À GENÈVE

Le mercredi 9 novembre, le directeur du programme ESS de Green Cross a déclaré la 8ème conférence de révision sur la convention des armes biologiques (BWC) ouverte.

« Le fondateur de Green Cross, Mikhail Gorbatchev, a longtemps mis l’accent sur la relation étroite entre la sécurité et la durabilité dans le monde d’aujourd’hui », a déclaré Paul Walker. « La Convention sur les armes biologiques en est un exemple parfait. En tant que témoins des récents engagements pris lors de la conférence sur le climat (COP 21) de Paris l’année dernière d’aborder les sujets du réchauffement climatique et des émissions de carbone, et de se réunir ici la même semaine lors de la COP22 à Marrakech, il nous incombe à tous, d’une part, de reconnaître l’importance du bon fonctionnement de la BWC pour pouvoir créer un monde durable et sûr et d’autre part de travailler ensemble pour s’assurer que la biologie ne soit jamais utilisée à des fins néfastes »

Lire la déclaration complète

Lundi, Paul Walker a également pris la parole lors d’un discours d’inauguration pour la conférence. Membre d’un groupe comprenant le Dr Richard Guthrie, le Pr. Graham Pearson, le Dr Piers Millett, le Dr Filippa Lentzos, le Dr Caitriona McLeish et l’intervenante Kathryn Millett, il a évoqué les possibilités de collaboration au sein de la société civile, Ce discours a également permis d’annoncer que M. Lentzos prendra la relève de M. Pearson concernant la coordination des déclarations des ONG aux réunions de la BWC.

La Conférence de révision peut être suivie à distance. Il vous suffit de vous inscrire sur le site du BWPP Daily Reports supervisé par Richard Guthrie via le lien suivant : http://eepurl.com/clitzH