Green Cross Burkina Faso élu au conseil d’administration du Réseau Africain de l’Eau

Communique de Presse – 11 Juin 2018


Green Cross Burkina Faso (GCBF) est fière d’annoncer son élection au conseil d’administration du Réseau Africain de l’Eau (ANEW, en anglais), un réseau régional d’organisations de la société civile actives dans la gestion durable de l’eau, et l’assainissement basé à Nairobi, au Kenya.

La mission d’ANEW est de mobiliser les citoyens et la société civile à participer à la formulation et à la mise en œuvre de stratégies pour améliorer l’accès à l’eau saine et la sécurité des ressources en eau. Ils visent à construire un réseau continental d’organisations travaillant dans le domaine du « WASH » (eau, assainissement et hygiène) pour faciliter la coordination et la collaboration entre les gouvernements, les organisations intergouvernementales, les organismes régionaux et d’autres acteurs. Ce réseau fournirait les connaissances et appuis techniques spécialisés nécessaires à la mise en œuvre de programmes et services WASH durables.

Le droit à l’eau et à l’assainissement est l’un des principaux mandats du GCBF depuis sa création en 2006. Ses initiatives comprennent la collaboration avec les populations locales et les autorités régionales de Yatenga pour établir des points d’accès à l’eau, au bénéfice de plus de 15,000 personnes. Malgré ce succès, il reste beaucoup de travail à faire. 40% de la population du Burkina Faso n’a toujours pas accès aux ressources en eau et 87% n’ont pas d’infrastructures d’assainissement adéquates. Le GCBF et Green Cross International sont ravis de travailler avec le Réseau Africaine sur l’Eau pour améliorer ces statistiques et accroître l’accès à l’eau et à l’assainissement de manière sûre et durable sur tout le continent.
Pour en savoir plus sur les activités du GCBF dans la région de Yatenga, cliquezici.

approbation du traité soumis pour la création d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient

Du 2 au 4 juillet 2018, s’est tenue à Zurich une table ronde sur la promotion de la création d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient, sur l’invitation de Green Cross. Une quarantaine de représentants venus du Moyen-Orient, d’Australie, de France, de Grande-Bretagne, du Canada, de Suède, de Russie, mais aussi des États-Unis, de Suisse se sont interrogés sur la façon de procéder pour créer la zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient en se basant sur le traité soumis. Selon Stephan Robinson, directeur du programme (eau, désarmement), Green Cross Suisse, et Sharon Dolev, directrice du mouvement de désarmement israélien IDM, les résultats des négociations permettent de prendre les premières mesures pour la réalisation d’une zone exempte d’armes de destruction massives au Moyen-Orient.

Le traité représente la société civile et a été élaboré grâce à l’implication d’une coalition d’organisations non gouvernementales, notamment Green Cross et le mouvement de désarmement israélien Israeli Disarmament Movement IDM. L’objectif est de mettre en place un traité visant à créer une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient, applicable par tous les États signataires.
Le Moyen-Orient n’est pas une île et il n’est pas coupé du reste du monde. Deux États dotés d’armes atomiques sont frontaliers avec le Moyen-Orient: le Pakistan, qui détient son propre programme et la Turquie qui dispose des armes nucléaires des USA. Les États du Moyen- Orient investissent dans l’énergie nucléaire et entretiennent des relations commerciales avec des pays fournisseurs externes. Dans la région, des États dotés de l’arme nucléaire sont actifs: leurs navires de guerre, transportant très certainement des armes atomiques, sillonnent la région. Le traité prévoit des protocoles qui lient ces États au traité, semblables aux protocoles concernant d’autres zones exemptes d’armes nucléaires. Ce traité est une étape importante sur la voie de l’élimination des armes atomiques dans le monde.

Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies du 11 décembre 1975, les zones exemptes d’armes nucléaires ont été considérées comme le moyen le plus efficace de parvenir à un monde exempt d’armes nucléaires, chimiques et biologiques. Lors de la conférence d’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en mai 2010, les États arabes ont réclamé une conférence dans le but de thématiser et de discuter d’une zone exempte d’armes de destruction massive (ZEADM) au Moyen-Orient.

La première table ronde consacrée à la création d’une zone exempte d’armes de destruction massive s’est tenue dès 2013 à Tel Aviv et a été suivie d’une discussion consacrée aux armes chimiques. Durant les discussions approfondies avec des experts israéliens sur la sécurité, le désarmement et d’autres questions connexes, deux obstacles majeurs à la création d’une zone exempte d’armes de destruction massive ont été identifiés. D’une part, il n’existait pas de feuille de travail écrite pour pouvoir convenir d’un accord. Et d’autre part, il y avait un manque de dialogue public en Israël sur les efforts de désarmement. Des prises de position officielles récentes et des discussions indiquent qu’Israël préfèrerait aborder un spectre plus large de questions liées à la sécurité régionale et engager des dialogues directs avec ses voisins pour y parvenir. Les États arabes, pilotés par l’Egypte, ont déjà exprimé leurs préférences pour un processus de supervision international.

Une coalition d’ONG a été créée en 2010 par Green Cross Suisse et Global Green USA en vue de faire respecter la convention sur les armes chimiques. Cette coalition d’ONG, forte de 86 membres, est déterminée à faire adhérer tous les pays à la convention sur les armes chimiques afin de parvenir à l’universalisation de cette dernière. Une partie des États restants dotés d’armes chimiques ne désarmeront leurs systèmes d’armement que si les autres États abandonnent leurs armes nucléaires de la même façon. C’est pour cette raison que la coalition d’ONG cherche une solution afin de promouvoir la création d’une zone exempte d’armes massives.

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6,4 millions de personnes mises en danger par l’extraction d’uranium

Ce rapport a été originellement publié sur lesite webde Green Cross Suisse.

 

Étude sur l’irradiation de mines d’uranium : 6,4 millions de personnes mises en danger par l’extraction d’uranium.


Zurich, 15 juin 2018

En collaboration avec le Professeur Jonathan Samet, doyen du Colorado School of Public Health, aux États-Unis, Green Cross a publié la première étude détaillant les répercussions sur la santé dans les régions environnantes, liés à l’extraction d’uranium.

L’extraction d’uranium comporte un risque élevé d’irradiation pour l’environnement et la population, avec le risque inhérent de la détérioration de la santé des personnes touchées. Les résultats de l’étude montrent que près de 6,4 millions de personnes sont exposées aux rayonnements de près de 230 sites d’extraction d’uranium situés près ou dans des zones résidentielles.

Pour l’enregistrement de l’exposition aux rayonnements, tous les sites miniers d’uranium ont été analysés, qu’ils soient en activité, actifs ou prévus. À travers le monde, il y a 13 entreprises exploitent l’extraction d’uranium, qui fournissent leurs produits à 444 centrales nucléaires actives. 63 autres usines sont actuellement en construction. Alors que l’Europe et l’Amérique du Nord étaient auparavant les plus gros producteurs d’uranium, représentant plus de 30% de la production mondiale, les principaux producteurs sont actuellement des pays comme le Kazakhstan (39%), le Canada (22,5%), l’Australie (0,1%), le Niger (0,05%), la Namibie (0,05%) et la Russie (0,04%). Les 38,26% restants proviennent de nombreux autres pays.

L’étude met également en évidence le fait que les populations autochtones sont touchées de manière disproportionnée par l’irradiation, en particulier en Australie, en Afrique et aux États-Unis. Les populations autochtones sont touchées de manière disproportionnée par les irradiations provenant des sites miniers d’uranium, bien qu’elles ne représentent qu’une petite partie de la population. Par le passé, aux États-Unis, il était courant d’exploiter de l’uranium dans de petites mines, connues sous le nom de «huttes». Il y a un grand nombre de ces mines situées dans des territoires habités par les Navajos, qui restent préoccupantes aujourd’hui. A l’heure actuelle, la multinationale nucléaire française Orano (anciennement Areva) exploite des mines d’uranium dans la région touarègue du Niger, où quelque 160 000 personnes sont exposées aux risques de l’irradiation. Selon les recherches de Green Cross Suisse, les centrales nucléaires suisses s’approvisionnent en uranium auprès d’Orano.

Les sites situés près des mines d’uranium sont exposés à des matières radioactives par l’intermédiaire de résidus, de réservoirs d’eaux usées et de la réutilisation de matériaux contaminés dans la construction. En outre, la santé des villageois est affectée par la propagation de poussières provenant des terrils, dans les champs et les pâturages, dans l’eau et dans les zones habitées. Les produits agricoles et animaliers entrent également en contact avec les résidus miniers, sous-produit du traitement de l’uranium, ce qui entraîne leur contamination.

L’étude détaillée (en anglais) peut être téléchargéeici.


Chief Oren Lyons prononçant son discours

Bern, 5 juin 2018

L’intervenant invité Chief Oren Lyons, chef de tribu spirituel du clan des Tortues, du Conseil des chefs d’Onondaga, des Haudenosaunee et de la Confédération des Iroquois des Six Nations, a prononcé un discours impressionnant sur la contamination des sites miniers d’uranium. La vidéo de son discours peut être consulté ci-dessous :

Lien vidéo :The Importance of Peace and Being a Part of Nature