MIKHAÏL GORBATCHEV DÉMISSIONNE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE GCI

Mikhaïl Gorbatchev a démissionné du conseil d’administration de Green Cross International et a simultanément renoncé à son titre de président fondateur. Le Président Gorbatchev a été Directeur de Green Cross International jusqu’en octobre 2016, date à laquelle le célèbre explorateur maritime et écologiste Jean-Michel Cousteau a été élu pour lui succéder. Bien qu’il ne fût plus Directeur, le Président Gorbatchev est resté malgré tout un membre du Conseil d’Administration et pleinement engagé à faire avancer la mission de Green Cross.

« Étant donnée la place qu’a pris GCI dans ma vie, cela a été une décision difficile à prendre. Cependant, les circonstances actuelles ne m’ont pas laissé d’autre choix », a déclaré le Président Gorbatchev. Il a démissionné « avec tristesse et avec un respect inébranlable pour tous mes amis et ceux qui m’ont soutenu » parce qu’il ne souhaite donner aucune légitimité aux développements qui se déroulent dans l’organisation.

Suite à la démission du Président Gorbatchev, le trésorier de GCI Sander Mallien et le directeur fraîchement élu Jean-Michel Cousteau ont également démissionné.

GCI, PNND ET UNFOLD ZERO PROCÈDENT À DES CONSULTATIONS CONCERNANT LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

Cliquez ici pour voir l’article entier du PNND à propos de cet événement.

Green Cross International s’est jointe à UNFOLD ZERO et au réseau des Parlementaires pour la Non-prolifération Nucléaire et le Désarmement (PNND, Parliamentarians for Nuclear Non-prolifération and Disarmament, en anglais) en organisant une séance de consultation d’experts en contrôle des armes et de militants du désarmement dans le but de discuter des moyens de réduire les risques nucléaires et de soutenir le désarmement nucléaire dans ce nouvel environnement politique.

 

La conférence, s’inscrivant dans le cadre d’une série de consultations ayant eu lieu à Genève, Vienne, New-York, Washington, Londres et dans d’autres villes, a débuté par des présentations faites par Paul Walker, le Directeur du programme de Viabilité et Sécurité Environnementales de Green Cross Internationale, et Alyn Ware, coordinateur mondial des PNND.

 

Elle s’est concentrée sur les possibilités de progrès offertes par les processus multilatéraux à venir, et notamment avec les négociations des Nations Unies sur un traité d’interdiction des armes nucléaires, la relance du cycle d’examen du Traité sur la Non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et la Conférence de haut niveau sur le désarmement nucléaire organisée par les Nations Unies en 2018.

 

Les négociations sur le traité d’interdiction du nucléaire, qui ont débuté en mars de cette année, ont suscité un intérêt considérable, et ce d’autant plus qu’il semble possible que ce traité soit conclu d’ici un an. Cependant, les États-Unis ainsi que les autres États en possession de l’arme nucléaire ne se joindront probablement pas aux négociations sur le traité d’interdiction et ne seront donc pas dans l’obligation de s’y conformer s’ils ne le signent pas.

 

Le cycle de révision du TNP est très important, car ce dernier contient un traité d’obligation de parvenir au désarmement nucléaire. Cependant, la conférence de 2017 n’est qu’une conférence de préparation à la conférence de révision intégrale de 2020. De plus, beaucoup d’accords conclus lors des précédentes conférences de révision du TNP ne seront pas appliqués.

ÉDUCATION ET COUVERTURE MÉDICALE POUR RÉPONDRE AUX CONSÉQUENCES À LONG-TERME DE LA CATASTROPHE DE TCHERNOBYL

Même 30 ans après Tchernobyl, dix millions de personnes en Biélorussie, Russie, Moldavie et Ukraine souffrent toujours des conséquences sanitaires à long terme liées à la catastrophe. Grâce au programme Société et Médecine (SOCMED), Green Cross apporte son soutien aux familles affectées par la catastrophe.

Camps de thérapie

Parmi les personnes les plus affectées, on y trouve des enfants comme Dimitri, provenant du village de Barashi, situé dans la province de Jytomyr en Ukraine. Il souffre d’anémie et d’un problème de thyroïde, ainsi que de problèmes d’articulations, de troubles digestifs et de carences en vitamines. Au sein du camp de thérapie de Green Cross, Dimitri a reçu des soins médicaux et psychologiques, des aliments riches en vitamines non contaminés et une chance de récupérer ses forces dans un environnement frais, sain et naturel.

Green Cross organise des camps de thérapie depuis l’été 1995 dans le but d’améliorer les conditions sociales et sanitaires des enfants vivant dans les zones contaminées. Les enfants reçoivent des soins médicaux et psychologiques et profitent d’aliments riches en vitamines non contaminés. Passer beaucoup de temps dans un environnement sain, naturel et où l’air est frais les aide à récupérer des agressions radioactives, et leur permet de renforcer leur système immunitaire pour affronter l’hiver rude. Les camps sont établis au sein du pays d’origine de l’enfant, dans un environnement non contaminé.

Outre l’atmosphère décontractée des camps où ils font du sport, jouent et s’amusent, les enfants reçoivent également des soins de décontamination et des cours d’écologie, de culture et d’études sociales. Ce large éventail d’activités ainsi que les traitements médicaux ont un réel effet bénéfique sur leur santé. C’est pourquoi tous les enfants (97,5 %) souhaiteraient revenir au camp de thérapie, comme le démontre l’enquête effectuée dans les camps l’année dernière.

 

Une étude sur le long terme a également démontré que les symptômes diagnostiqués à leur entrée au camp n’étaient plus détectés chez un tiers voire la moitié des enfants après leur séjour, à comparer au taux de 3,7 % chez les enfants qui ne peuvent pas venir dans les camps de thérapie (l’été provoque généralement une légère amélioration de la santé). Les examens de suivi démontrent même une réduction de 48,5 % des maladies liées aux oreilles, au nez et à la gorge. Les niveaux de radiation sur le corps ont également diminué de 30 à 80 %. Enfin, 65,2 % des enfants qui ont participé aux camps de thérapie et aux programmes Green Cross pendant plusieurs années ne présentent plus aucun symptôme de maladie.

Le camp de thérapie a également eu des effets positifs sur la santé de Dimitri. Sa mère, Inna Suschevsky, l’a à peine reconnu lorsqu’il est rentré chez lui. « Le bonheur se lisait sur son visage » a-t-elle déclaré. «  Il avait tellement l’air en bonne santé et était rempli d’énergie et de joie. Nous sommes tellement reconnaissants envers Green Cross. J’espère que davantage d’enfants de notre village auront l’occasion de participer aux camps de thérapie. »

 

 

Le Green Cross Family Club

La consommation à long terme d’aliments contaminés représente une réelle menace pour la santé des personnes se trouvant dans les zones affectées par la catastrophe de Tchernobyl. Cependant, une préparation correcte des aliments peut réduire la présence de radioactivité dans ceux-ci de plus de 95 %.

Le Green Cross Family Club apporte les connaissances nécessaires sur le sujet. Par exemple, le lait peut être transformé en beurre de la manière traditionnelle. Seule la partie riche en matières grasses du lait, contenant peu de radionucléides, est utilisée, tandis que le liquide aqueux et hautement contaminé est jeté. Par conséquent, le niveau de radiation est réduit de 90 %. La réduction de la radioactivité dans les aliments nécessite non seulement une préparation particulièrement minutieuse des repas, mais aussi des méthodes spécifiques de culture et une mesure constante du niveau de radioactivité.

Lors des réunions organisées par le club, les membres apprennent que les conditions du sol contribuent à déterminer la quantité de radionucléides absorbée par les plantes. Les radiations sont également mesurées dans les zones entourant les villages. Les endroits les plus gravement contaminés sont marqués par des piquets pour empêcher les habitants de couper de l’herbe pour le foin, de cueillir des baies et des champignons ou de laisser leur bétail brouter à cet endroit. Les familles apprennent également, par exemple, que les variétés de plantes qui murissent tôt contiennent moins de radionucléides. Les fruits à racines profondes ont également moins de chance d’être contaminés.

Au Family Club de Bila Tserkva en Ukraine, Elena Korobkina a également suivi avec succès des cours de nutrition. Elle vit avec sa famille à Shkarivka, un village situé dans la zone contaminée. Son fils de neuf ans, Nasar, est officiellement reconnu comme étant une victime de la catastrophe de Tchernobyl. Outre ses besoins en soins médicaux, il est particulièrement important pour lui de se nourrir d’aliments faiblement irradiés. Nasar souffre d’une arythmie cardiaque, d’une malformation congénitale de la vésicule biliaire et d’un trouble du pancréas.

Problèmes cardiaques, cancers, troubles du système sanguin, déficiences de la thyroïde et autres maladies graves sont très répandues dans les zones contaminées en Ukraine, en Biélorussie, en Russie et en Moldavie. Par conséquent, les mères et leurs enfants membres des Family Clubs reçoivent également des soins médicaux d’urgence.

Des études comparatives effectuées sur plusieurs années ont montré que le niveau de radiation trouvé dans les corps des membres du club diminue considérablement si les règles nutritionnelles sont respectées. Grâce au soutien de la Suisse, les victimes innocentes de Tchernobyl, telles que Nasar et sa famille, sont protégées des radiations nocives.

GREEN CROSS JAPON FETE SA RÉCOMPENSE LORS DU 18ÈMECONCOURS DU MEILLEUR JOURNAL ENVIRONNEMENTAL

Une récompense spéciale remise par le Ministre de l’Environnement du Japon a été décernée à l’étudiant le plus remarquable lors du 18ème concours journalistique « Green Lane », concours effectué au cours de la cérémonie Green Cross Japon à Tokyo, le 10 décembre 2016. Les étudiants vainqueurs, leurs professeurs et leurs parents provenant de tout le Japon se sont rassemblés – représentant environ 600 personnes au total.

 

Les 161 étudiants vainqueurs et environ 600 personne ont participé à la cérémonie

Au niveau national, environ 100 000 étudiants participent chaque année au programme journalistique de Green Cross Japon pour apprendre à protéger l’environnement. Les enfants,  âgés de six à douze ans, tiennent un journal sur un thème lié à l’environnement pendant 12 semaines.

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MARIO SOARES

La famille Green Cross International est attristée suite au décès de Mario Soares, ancien Premier Ministre et Président du Portugal, survenu ce weekend. Il était l’un des membres du Conseil d’Administration les plus actifs et les plus anciens de Green Cross, et faisait encore partie des membres honoraires de l’organisation à la fin de sa vie.

Mario Soares a été le premier Premier Ministre constitutionnellement élu suite à la révolution de 1974, gouvernant de 1976 à 1978, puis a accumulé plusieurs mandats par la suite. Au cours de l’un de ses mandats, il a supervisé l’entrée du Portugal dans l’Union européenne. En 1986, il est devenu le premier président du Portugal élu au suffrage universel depuis 1926. Il a été réélu en 1991 et a mis fin à son mandat en 1996.

Mario Soares a rejoint le Conseil d’Administration de Green Cross International au cours de la première année de sa création, en 1993, et y est resté jusqu’en 2015. Il a ensuite continué d’apporter son soutien en tant que membre honoraire du conseil.

Actifs dans bien des forums internationaux, Mario Soares était également membre de NOTRE EUROPE (Paris), du Club de Rome, du Club de Madrid (Madrid) et de la Fundación Cultura de Paz (Espagne), du Club de Monaco, du Club de Biarritz (réunions européennes et latino-américaines), Président de la Commission Mondiale Indépendante sur les Océans (International Ocean Institute, IOI), et membre du New Policy Forum (anciennement World Political Forum).

GREEN CROSS CÉLÈBRE LE PREMIER TOUR DU MONDE EN AVION SOLAIRE AVEC LE PILOTE DE SOLAR IMPULSE, BERTRAND PICCARD

Photo (Ci-dessus) : Adam Koniuszewski, membre de GCI, avec le pilote de Solar Impulse Bertrand Piccard et Alexia Benichou de chez Agent Majeur.

L’équipe de Solar Impulse a diffusé la grande première de son film à Paris le 21 novembre, qui raconte l’aventure du premier tour du monde en avion à énergie purement solaire. Adam Koniuszewski de Green Cross International et Luc Hardy étaient présents pour, d’une part, féliciter Bertrand Piccard, André Borschberg et les équipes de Solar Impulse pour avoir réalisé ce tour du monde incroyable et d’autre part pour visionner la version française de leur documentaire de 90 minutes. La version anglaise sera diffusée début 2017.

Cette performance innovante réalisée par Piccard et Borschberg est une véritable démonstration de ce qu’il est possible de faire avec la technologie, le dévouement et l’imagination d’aujourd’hui. C’est pourquoi les projets Solar Impulse ont été présentés lors des éditions successives d’expositions photographiques « The Future We Want » de Green Cross, qui exposent des initiatives prometteuses en faveur d’un avenir durable, prospère et faible en émission de carbone.

Comme l’a indiqué Piccard lors de son arrivée à Abu Dhabi : « Nous avons volé 40 000 kilomètres (à travers le monde) sans carburant, mais il reste encore beaucoup à faire pour inciter le monde entier à utiliser des technologies propres et pour motiver les gens à réduire leur utilisation de combustibles fossiles au quotidien ».

« En tablant sur les compétences en ingénierie et les connaissances acquises au cours de la dernière décennie, nous continuerons de travailler au soutien des innovations concrètes et des solutions impliquant un réel bouleversement technologique », a déclaré Borschberg.

Certains experts ont déclaré que le Solar Impulse 2 était « trop grand, trop léger et impossible à contrôler en vol ». Piccard et Borschberg ont néanmoins travaillé pour obtenir le financement des partenaires industriels et utiliser les dernières technologies permettant de construire l’avion le plus économe en énergie jamais construit.

L’avenir: à nous de créer!

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BONNES VACANCES ! (LE BUREAU DE GENÈVE DE GCI SERA FERMÉ JUSQU’AU 3 JANVIER 2017)

Le bureau de Genève de Green Cross International sera fermé pour les vacances à partir du 23 décembre 2016 jusqu’au 2 janvier 2017. Il rouvrira aux horaires habituels le 3 janvier.

Nous vous souhaitons succès et bonheur, tandis qu’une nouvelle année riche en événements s’achève, et espérons pouvoir partager plein de nouvelles idées et de nouveaux projets à vos côtés en 2017 !

LA COALITION CIAC FAIT ENTENDRE LA VOIX DE LA SOCIÉTÉ CIVILE LORS DE LA CONFÉRENCE DES ÉTATS PARTIES À LA HAIE

Par Paul Walker, Directeur du programme de Viabilité et Sécurité Environnementales

La Coalition CIAC, dirigée par le Directeur du programme ESS (Viabilité et Sécurité Environnementales) Paul Walker, a une fois de plus mis en avant les groupes de société civile lors de la 21èmeConférence annuelle des États Parties (CEP) sur l’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC) qui s’est déroulée la semaine du 28 novembre à la Haie, aux Pays-Bas. La coalition a enregistré le plus grand nombre jamais recensé de représentants non-gouvernementaux – 165 – présents à la CEP, ce qui représente 57 ONG du monde entier.

Walker a animé deux débats ouverts, les 29 novembre et 1er décembre, auxquels ont participé des conférenciers, notamment l’Ambassadeur Gillane Allam du ministère égyptien des affaires étrangères ; le Dr. Abdelmajid Azzouzi de l’association marocaine Rif pour la mémoire et le patrimoine ; le Dr. Maria Espona, de ArgIQ (Information Quality in Argentina),à Buenos Aires, en Argentine ; Mme Irene Kornelly, de la Commission consultative du Colorado, à Pueblo, dans le Colorado, aux États-Unis ; M. Rana et M. Athar Javed de Pakistan House, au Danemark ; le Dr. Mohamad Reza Sedighi Moghadam, du Chemical Warfare Victims Affairs Center(Centre des affaires des victimes de la guerre chimique, en français), en Iran ; Mme Elaheh Pooyandeh, de la Society for Chemical Weapons Victims Support (SCWVS)(Société pour le soutien aux victimes d’armes chimiques, en français), en Iran ; le Dr. Maria Sultan, du South Asian Strategic Stability Institute (Institut de stabilité stratégique de l’Asie du Sud, en français),au Pakistan ; le Dr. Sadik Toprak, de la Bulent Ecevit University, en Turquie ; et M. Craig Williams, de la Kentucky Environmental Foundation, à Blue Grass, dans le Kentucky, aux États-Unis.

La coalition CIAC a également donné une réception le 30 novembre dans le Salon des Délégués de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), l’agence exécutive de la CIAC. Le directeur général de l’OIAC Ahmet Üzümcü, l’ambassadeur d’Allemagne Christoph Israng et l’ambassadeur de Norvège Martin Sorby ont accueilli les nombreux invités de la Coalition CIAC, les délégations nationales et les représentants du secrétariat technique de l’OIAC lors de la réception. Les délégations allemandes et norvégiennes ont coanimé la réception annuelle tandis que l’ambassadeur Israng présidait également la 21ème CEP.

En plus des nombreux événements parallèles organisés par la Coalition CIAC, dix-neuf représentants de la société civile ont également pris la parole au cours de la séance plénière qui a eu lieu le mercredi 30 novembre. C’est la cinquième fois, depuis 2013, que des participants non gouvernementaux ont été autorisés à le faire. Les conférenciers de la Coalition CIAC ont soulevé de nombreuses questions au cours de leurs discours pléniers, notamment l’utilisation toujours en cours des produits chimiques toxiques en Syrie et les récents rapports publiés par l’OIAC / ONU sur la Joint Investigative Mechanism (JIM) (Mission d’Enquête Conjointe, en français) qui présentaient des preuves qu’au moins quatre attaques à l’armes chimiques, à base de chlore et de gaz moutarde, ont eu lieu en 2015. Des inquiétudes ont également été mentionnées concernant le développement d’agents chimiques incapacitants (ICA pour l’acronyme anglais) qui s’avère être une violation potentielle du CIAC. D’autres points inquiétants ont été abordé, comme le budget à croissance nulle de l’OIAC, le défaut de paiement de la part de nombreux pays concernant les évaluations annuelles fournies par l’OIAC et son impact financier négatif sur l’organisation multilatérale, ainsi que les conditions pénibles dans lesquelles vivent en permanence les victimes d’attaques à l’arme chimique en Irak, en Iran et ailleurs.

Parmi les nombreuses discussions et présentations établies lors du CEP, y compris les 73 déclarations plénières nationales des 134 États parties présents, la Syrie et l’utilisation de produits chimiques toxiques a été le sujet le plus abordé. L’Ambassadeur d’Australie Dr Brett Mason, par exemple, a déclaré : « Le rapport de l’évaluation de la déclaration initiale syrienne (DAT) nous montre qu’il existe de graves lacunes et des incohérences dans la déclaration de la Syrie dans le cadre de la Convention sur les armes chimiques ».

Il poursuit en soulignant :

« … Je suis parfaitement conscient que les États Parties sont souvent critiqués pour leur côté trop « politicien »… les délégations font l’objet de critiques à cause de la « politisation » du débat sur la Syrie. Mais de notre point de vue, ce n’est pas une question de politique si nous demandons à ce que des mesures soient prises contre ceux qui utilisent des armes chimiques. Ce n’est pas une question de politique si nous demandons au gouvernement syrien de nous fournir une explication recevable concernant les lacunes et les incohérences dans leurs déclarations. Ce n’est pas une question de politique d’envoyer un signal collectif fort à tous les gouvernements et acteurs non-gouvernementaux pour les prévenir que le développement et l’utilisation d’armes chimiques ne seront bientôt plus tolérés. Mais, mes chers collègues, jouer les aveugles face à ces violations, ça c’est faire de la politique. Quand les États Parties décident de ne pas agir, de ne pas protéger les citoyens et de ne pas renforcer la convention, ils font de la politique. Ça, c’est vraiment de la politique. C’est la politique. »

Une déclaration conjointe concernant la Syrie a été signée par 59 États Parties. Cette déclaration présente les « inquiétudes lourdes » qui se sont confirmées suite aux constatations décrites dans les rapports de la JIM, et demande à ce que « toutes les parties identifiées par la JIM comme ayant été impliquées dans des attaques à l’arme chimique toxique cessent immédiatement leurs activités dans ce domaine ».Il y est également inscrit « nous avons pour conviction ferme que chaque acteur impliqué dans ces attaques à l’arme chimique doit répondre de ses actes »(« Déclaration au nom des États Parties concernés par la Convention sur les armes chimiques en matière d’utilisation prouvée d’armes chimiques en République arabe syrienne », C-21 / NAT.17, en date du 30 novembre 2016.)

Une seconde déclaration, signée par neuf pays dont la Russie, n’a pas encore été rendue public. Cependant, le vice-ministre russe de l’industrie, M. Kalamanov, a déclaré lors des discussions plénières qu’une décision récente du Conseil exécutif de l’OIAC, pour laquelle « la Fédération de Russie a voté contre », sur la Syrie « était basée sur des accusations absolument peu convaincantes – parfois même biaisées – contre Damas, fondées par la Joint Investigative Mechanism (Mission d’Enquête Conjointe, en français) de l’OIAC-ONU sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ».

Il a également ajouté que : « des experts du ministère de la Défense de la Fédération de Russie trouvent couramment dans la province d’Alep en Syrie des preuves directes que ce sont les terroristes qui utilisent des armes chimiques, contenant non seulement du chlore et du phosphore blanc, mais aussi du gaz moutarde, contre les civils et les forces gouvernementales ». (« Réponse aux préoccupations concernant la politisation des travaux et du champ d’action de l’OIAC et la nécessité de préserver l’intégrité de l’Organisation », C-21 / NAT.16, en date du 2 décembre 2016.)

 

De nombreuses autres questions ont été soulevées la semaine dernière au cours de la CEP, à La Haie. Pour les intéressés, vous êtes invités à examiner le rapport final de la CEP publié par l’OIAC, les remarques du Directeur général, les déclarations nationales et conjointes et d’autres décisions sur le site Internet de l’OIAC https://www.opcw.org/.

JEAN-MICHEL COUSTEAU LANCE UN APPEL À L’ACTION SUITE À LA COP22

Jean-Michel Cousteau, président de Green Cross International, a lancé un appel au monde entier pour qu’il progresse plus rapidement en matière de réduction des émissions de carbone, en soutenant l’adaptation et l’atténuation, tandis que les négociations de la COP22 touchent à leur fin.

« En assurant une transition vers des économies plus écologiques, nous avons la possibilité de créer des millions d’emplois – des emplois qui ne peuvent pas être « délocalisés », a déclaré M. Cousteau. « Et de cette façon, l’être humain peut se prouver à lui-même qu’il est capable de mettre en place les mesures nécessaires à la survie de son espèce. Agissez maintenant, faites-en plus et plus rapidement. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

Green Cross International a organisé deux conférences au cours des deux semaines de la COP22 : une discussion de groupe sur le thème des économies vertes pour des communautés durables, résistantes et prospères ainsi que la projection du film de Luc Hardy « The Pursuit of Endurance ».

Au cours de la discussion de groupe, le directeur de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, a été rejoint par Sarah Dobson de Earth Charter International, Maina Sage, députée de la Polynésie française, et Dina Ionesco de l’Organisation internationale pour les migrations.

Suite à la projection du film de Luc Hardy, une discussion a été lancée pour sensibiliser les gens aux problèmes touchant les zones polaires, avec Jessica Hung-Ju Chiu du Bureau d’information de Green Cross à Taipei (Environmental Quality Protection Foundation) et Sarah Dobson.

« Les environnements polaires sont les premiers à souffrir du changement climatique, ils sont affectés plus rapidement que d’autres régions », a déclaré Hardy. « Ils sont capitaux pour comprendre les phénomènes qui se produisent dans d’autres zones de la planète ».

Plusieurs partenaires de GCI, tels que ceux qui ont contribué à l’exposition photographique de Green Cross « The Future We Want », qui ont participé à la COP, étaient également présents, comme par exemple l’association ICLEI, Local Governments for Sustainability (Conseil international pour les initiatives écologiques locales, en français). Leur secrétaire général, Gino van Begin, a discuté avec Green Cross des priorités de son organisation.

« J’espère que lorsque les pays discuteront des moyens de mettre en œuvre leurs contributions nationales, ils incluront les gouvernements locaux et les villes de leurs pays dans leurs projets », a déclaré Van Begin. « Nous devons faire des plans d’adaptation, des plans de résistance, en particulier au niveau local et urbain, car c’est là que se trouvent les centres de population »

SENSIBILISER LE PUBLIC AUX BÉNÉFICES DE L’ASSAINISSEMENT LORS DE LA JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

Depuis 2013, les Nations Unies ont décrété que le 19 novembre deviendrait la Journée Mondiale des Toilettes. En effet, malgré des preuves convaincantes démontrant les avantages et le rendement financier concernant les investissements dans l’assainissement, ce sujet suscite peu d’intérêt chez les responsables politiques du fait de son côté « anti-glamour ».

 

Lentement, cette mentalité change. En 2015, les Nations Unies ont publié leur nouveau calendrier mondial et leurs 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030. Leur sixième objectif a pour but de mettre fin à la défécation en plein air et de rendre l’assainissement et l’hygiène adéquats et équitables pour tous. C’est un objectif ambitieux, mais il fait partie de ceux que l’ONU souhaite le plus atteindre compte tenu des conséquences néfastes qui découlent d’un assainissement inadéquat.

« L’un des Objectifs du Millénaire pour le développement qui a connu le moins d’avancement jusqu’en 2015 était celui de l’assainissement », a déclaré Marie-Laure Vercambre, directrice du programme Water for Life and Peace (De l’Eau pour la Vie et la Paix, en français) de Green Cross International. « La communauté internationale est de nouveau déterminée à atteindre l’objectif de l’accès universel à l’assainissement, d’ici 2030 cette fois. GCI y apporte sa contribution à travers ses projets Smart Water for Green Schools (De l’eau intelligente pour des écoles vertes, en français), en sensibilisant et en fournissant les écoles de toilettes séparées pour les filles et les garçons. Green Cross a lancé des projets Smart Water for Green Schools au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Sénégal, en Argentine, en Bolivie, au Mexique, au Sri Lanka, en Chine et en Ukraine ».

L’Organisation mondiale des toilettes (World Toilet Organization – WTO) a été créée pour faire face à la crise de l’assainissement et briser les tabous autour des toilettes. Depuis 2001, elle a encouragé les gouvernements, les acteurs du secteur public et privé et la communauté internationale à accorder la priorité à l’assainissement dans leurs programmes de développement.