LA CÔTE D’IVOIRE SUR LE POINT D’ADHÉRER À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LES COURS D’EAU INTERNATIONAUX

26 November, 2013 – Green Cross se félicite de la décision de la Côte d’Ivoire de ratifier la Convention des Nations Unies sur les Cours d’Eau Internationaux (UNWC).  L’adhésion ivoirienne rend un peu plus imminente l’entrée en vigueur de cet important instrument juridique international. Les statuts de la Convention ont fixé à 35 le nombre d’Etats parties requis pour son entrée en vigueur. La Côte d’Ivoire deviendra officiellement le 32ème Etat partie à la Convention une fois les instruments de ratification déposés aux Nations Unies.

Le Parlement ivoirien a approuvé, le 19 novembre 2013, un projet de loi autorisant le pays à ratifier la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau internationaux . Cette adhésion intervient après celles du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau et du Bénin, et confirme la détermination ouest africaine à pourvoir ses bassins transfrontaliers d’instruments juridiques facilitant leur gestion, leur utilisation et leur protection.

“La Convention des Nations Unies fournira un cadre juridique à tous les bassins transfrontaliers de Côte d’Ivoire et à ceux des Etats d’Afrique de l’Ouest qui l’ont ratifiée, confie Koffi Mathieu Mahika, Président de Green Cross Côte d’Ivoire. Seuls 8 des 28 bassins transfrontaliers ouest-africains bénéficient d’un accord de bassin. La Convention des Nations Unies, une convention cadre, aura pour effet d’harmoniser tous ces accords et de s’appliquer aux cours d’eau moins importants en flux mais dont on sait qu’ils seront eux aussi de plus en plus sollicités.”

La bonne gestion des cours d’eau internationaux est essentielle. En effet, les 276 bassins transfrontaliers que compte le monde génèrent 60% de toute l’eau douce sur Terre. Or, seulement 40% d’entre eux bénéficient d’un accord de bassin.

Green Cross, le WWF et d’autres partenaires unissent leurs forces depuis 2006 afin de promouvoir la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau internationaux et sa pertinence comme cadre juridique favorisant la coopération et l’utilisation équitable et durable des bassins concernés.

La Crise mondiale de l’eau de plus en plus évoquée dans les médias a de nombreuses dimensions. La croissance démographique et le développement économique mettent une pression intense sur nos ressources hydriques, particulièrement dans les régions arides. 1,8 milliard d’individus vivront dans des pays ou des régions souffrant de pénurie absolue en eau d’ici 2025 selon la FAO. La raréfaction des ressources en eau, la pollution, le changement climatique, l’urbanisation et une demande grandissante sont autant de facettes de cette Crise de l’eau.

Comme tous les Etats d’Afrique de l’Ouest (à l’exception du Cap Vert), la Côte d’Ivoire partage plusieurs cours d’eau avec ses pays voisins (8 en tout). La Côte d’Ivoire partage la Volta avec le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Mali et le Bénin; le Cavally avec le Libéria et la Guinée; la Sassandra avec la Guinée; le Comoé avec le Burkina Faso, le Ghana et le Mali; le Bia et la Tanoé avec le Ghana et la Bagoué et le Baoulé. Les 28 bassins transfrontaliers drainent 71% des territoires d’Afrique de l’Ouest.

En Afrique, le Tchad, la Libye, le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Namibie ont également ratifié la Convention.

Green Cross International (GCI) a été fondée en 1993 par Mikhail Gorbatchev et est une organisation environnementale de premier plan. GCI est une organisation indépendante, non-gouvernementale et à but non-lucratif, qui s’emploie à relever les défis interconnectés de la sécurité, la pauvreté et la dégradation de l’environnement à travers des actions de sensibilisation, notamment des décideurs, et des projets concrets partout dans le monde. GCI est active dans plus de 30 pays. Son siège est à Genève, en Suisse.

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